24 août 2007

York horse races

Quand vous arrivez lessivée après une journée de boulot bien remplie et plus d'une heure de trajet et que vous trouvez la gare de York en effervescence, avec des barrières métalliques un peu partout, des accès limités par-ci par-là et des agents de sécurité en nombre, les premières choses qui vous viennent à l'esprit sont 1) Alerte à la bombe, 2) Visite du gouvernement et 3) accident ou feu quelconque... Pis le lendemain, quand vous vous retrouvez face à la même situation, la curiosité l'emporte, vous y regardez avec un peu plus d'attention et vous vous rendez compte que les 3/4 des gens dans la gare sont en état d'ébriété avancée tout en étant habillés comme sortant d'un mariage. Mais qu'est-ce qu'il se passe-t-il donc??? Il se passe que ce sont les York Horse Races, événement national mensuel de mai à novembre. Sous prétexte de regarder les chevaux courir en rond toute la journée dans un hippodrome (notre tiercé à nous mais en plus huppé), une population qui se veut appartenir au gratin voyage de loin jusque York pour cette occasion. En fait, le véritable objectif est de parader avec la robe la plus classe du monde (pas toujours très chouette, d'ailleurs), le chapeau le plus extravagant et le smoking le plus strict, et surtout de se saoûler littéralement la binette à la bière tout l'après-midi et de finir déchiré à 19h sur le quai de la gare. Je n'en suis pas à ma première "York race night", à savoir les rues remplies de ces élégants et ces élégantes déchaînés et déterminés à se retourner la tête sur leur 31 pour finir en zombies ivre-morts (oui le "binge-drinking" existe aussi chez les riches- et j'adore cette photo qui résume tout). Pourtant là, pauvre petite travailleuse contente de rentrer à la maison, j'ai été vraiment choquée de voir tous ces gens, de 18 à 70 ans, complètement murgés dans la gare. Et ça criait, et ça courait après les trains, et ça tombait. Certains n'arrivaient même pas à tirer leur valise et certaines se tordaient les chevilles sur leurs hauts talons en zigzaguant le plus droit possible, pire, montraient leur culotte en montant plus que maladroitement les escaliers. Ah on imagine les chics courses à l'anglaise avec petit thé à l'abri des tentes et des "oh my god" par ci et "my dear" par là. Dans vos rêves oui! Mais où est donc passée la suprême classe britannique???

3 commentaires:

Anonyme a dit…

alors (c'est pas pour radoter ... ) mais au Kenya déjà des Kenyans blancs (Anglais qui ont décidé de rester dans LEUR colonie) pour le Nouvel An rentraient à cheval au Muthaïga Club, ivres morts.... et cassaient tout ... alors chez eux ...... ;-((
je vous le dit ... ça vaut le coup d'aller voir Claire et Cyril ..... un autre monde
me

Chocho a dit…

euh .... dis (je vous le dis .... faut pas vieillir .... )
re- me

Benoit a dit…

Ce pays à l'air top de chez top.
On est trop coincer dans not' France... Moi qd j'fais des soirées, pour peu que tu te laches un peu y'a des "Nan, mais t'as vu ?!", "PPfff avoir besoin de l'alcool pour s'amuser c'est déprimant"...

J'vais aller m'exporter in UK :)