25 février 2007

Au boulot, ma vieille!

Ouf, j'ai réussi à trouver du travail avant mes 30 ans. Une date fatidique qui va très bientôt arriver et, déjà stressée que j'étais par le long compte des années, je ne voulais pas non plus passer dans l'autre dizaine tout en étant au chômage! Sinon quel agréable souvenir. Me voilà donc partie pour travailler à Durham sur la levure et pour me coltiner mes quasi-3h de transports quotidiens afin de passer la trentaine plus sereinement... Meuh non, je fais ça parce que j'aime la levure (et en particulier la bière) mais surtout mon barbu et je vais pourvoir vivre avec lui et l'embêter encore un moment le pauvre -Quand est-ce que tu te rases? Tu peux sortir les poubelles? Range tes affaires! Moins fort la musique! Ton tour de passer l'aspi... Et quand est-ce que t'écris sur le blog?- Espérons qu'il tienne le coup.
Prochaine étape: trouver une "demeure" près de la gare. C'est pas gagné... et surtout pas donné. A bientôt donc, pour le prochain épisode.

20 février 2007

Après Oxford, direction Durham

Aujourd'hui, je suis allée à Durham passer un entretien pour un post-doc de 3 ans, en attendant le tant désiré fantomatique entretien de York. Départ de la maison: 7h40, arrivée à l'université de Durham: 10h, le tout via 20 min de vélo 45 min de train et 30 min de marche (ne faîtes pas le calcul, je n'ai pas précisé certains paramètres inclus dans mon trajet, comme le tourisme ou le shopping). L'université de Durham n'est pas si loin de la gare mais perchée sur une des milles collines sur lesquelles a été bâtie la ville. Le pire c'est le département de Biologie qui lui-même est sur une énorme butte dans l'Université. Impossible d'y monter à vélo et très essouflant à pieds, même sans être fumeur.
J'ai si bien assuré à mon entretien que le gars veut me prendre tout de suite. Me v'là dans de beaux draps... Mon histoire à York n'étant toujours pas bouclée et toujours à portée de main, je me retrouve dans la même situation qu'Oxford, sauf que je peux faire l'A/R sur Durham dans la journée (avec un petit effort je peux descendre à 1h10 de trajet) et donc vivre avec mon barbu. Dur de faire le choix, là, maintenant. Et une galère de plus, une!!!

16 février 2007

Desperate housewife

Etant toujours malade mais en cours de guérison, donc étant enfermée au chaud et privée de vélo, course à pied et badminton, je cherchais un moyen de m'occuper à la maison quand soudain j'ai trouvé. Certes, j'ai du travail, je prépare mes entretiens et mes séminaires, mais ça ne peut pas remplir une journée, c'est à devenir folle! Certes aussi, j'ai la maison à entretenir, ça a beau être une simple maisonnette, il y a beaucoup de moquette. Mais bon, ça "gave" vite excusez le terme. J'ai donc décidé de louer les premiers épisodes de la série "Desperate Houswives" qui a eu tant de succès et a fait tant d'émules. Par curiosité mais aussi pour l'ironie du sort qui me transforme moi-même en desperate housewife (en moins richissime, tout de même). J'ai donc plongé la tête la première dedans, j'ai enchaîné les épisodes en moins de deux, je suis maintenant cruellement coincée car évidemment je n'ai pas les épisodes suivants et je piaffe d'impatience d'aller louer la suite. Non seulement j'ai des remords d'avoir passé l'après-midi devant la télé, mais en plus j'en ai profité pour me goinfrer de chocolat (au lieu de faire du sport, reprécisons-le). C'est tout de même formidable, comme dirait Cyril. Qui plus est, ce soir est prévu une sortie pub avec pintes et junk food, notre première de 2007 (bon j'y suis déjà alleé sans Cyril mais ça compte pour du beurre). De quoi parfaire ma petite journée de desperate housewife...

07 février 2007

Welcome to Apolline!

Et félicitations à la maman, Isabelle, et au papa, Louis!

06 février 2007

Adieu Oxford!

Oui vous l'avez bien lu, j'ai dit non à Oxford. Non pas que je sois suicidaire ou que j'apprécie l'oisiveté, mais le coeur l'emporte sur la raison et je n'ai pas eu le courage d'abandonner... ma maison! ;-) Bon, pour être brève: 1) j'ai beaucoup d'espoir de trouver dans les parages, 2) je ne me voyais pas repartie pour les week-ends en train surtout que j'y ai chopé la grippe (aviaire?) la semaine dernière, 3) je n'ai pas fait tout ça pour rien et 4) j'ose penser que mon barbu fera les mêmes sacrifices l'année prochaine quand il lui faudra à son tour rester sur York (t'as entendu hein?). Merci pour vos nombreux messages de soutien, qui je dois le dire, m'ont à 100% poussée à prolonger ma période de chômage - je vous signale au passage que c'est vous, les petites abeilles, qui bossez et subvenez à mes besoins... Enfin en partie, car j'ai toujours la CB de Cyril dans mon sac à main - Je ne vous décevrai pas! A bientôt, pour de prochains épisodes! En attendant, bin faut que je prépare mon prochain interview, car passer des interviews est devenu un hobby, mais espérons que refuser un boulot ne le devienne pas!

02 février 2007

In the merde for love...

... Ou comment se mettre dans une situation des plus inconfortables. Ma première idée était de m'occuper un peu les méninges au lieu de passer mon temps au sport ou à la cuisine. Il me fallait entretenir et même améliorer mes compétences et je voulais passer quelques entretiens pour voir comment ça se passait, pour vérifier que j'existais encore dans le domaine scientifique et pour me préparer au tant attendu entretien de York. Tant qu'à faire autant taper dans les postes intéressants et bien situés, tiens, Oxford par exemple! Il a suffi d'un petit aller-retour sur place, une petite heure d'entretien, le tout embelli par un petit séjour chez les copines (cf plus bas) pendant que mon barbu se faisait bronzer en congrès sur la côte sud-africaine.
C'était mal calculé. Je ne m'étais pas vraiment imaginé que, si je voulais rester vivre avec mon barbu (raison pour laquelle je tourne en rond dans notre maisonnette de York depuis plus de 4 mois), il me faudrait alors décliner une offre de poste dans une bonne université, sur un chouette sujet, avec un bon salaire. Oxford étant à, au mieux, 4h de train, cela signifie ranger ses clics et ses clacs et aller vivre toute seule au milieu de nowhere... Mais je manque de courage et je n'ai pas encore pris ma décision. Pour ma défense, j'ai toujours de bonnes chances d'avoir un poste à York d'ici mars, si l'Europe daignait distribuer les sous qu'elle a promis, et aussi à un peu plus d'une heure d'ici. Me voilà donc dans un drôle de pétrain que naïve comme je suis (je dirais volontairement aveugle que je suis), je n'avais pas vraiment vu venir. Alors, partir ou rester? Help!
Pour couronner le tout je traîne depuis 3 jours une sâleté de microbe qui me martelle le crâne, me brûle les bronches et me pique le nez puissance 10 (là j'exagère même pas!).
Profitez-en, rares seront les personnes que vous rencontrerez en dehors de moi qui se plaindront d'avoir trouvé du travail. Vous avez le droit de me détester.