29 janvier 2007

Oxford interview Part Three: retour à la campagne

Après deux journées "amazing" à Londres (voir Part Two), je me retrouve dans un train de banlieue moderne, direction Warwick, où Anne-Laure, ex-collègue de Jussieu, vient de commencer son post-doc. Rectification immédiate: Anne-Laure n'habite pas à Warwick mais à Leamington Spa, une ville beaucoup plus grande et plus animée qui jouxte Warwick. Donc pour commencer je ne descends pas à la bonne station... N'exagérons pas, tout de même: après Londres, Leamington a plutôt l'aspect d'un village. En fait, comme son nom l'indique, c'est une petite ville balnéaire de type contrexéville (pour les connaisseurs... ;-)). Contrairement à la cité médiévale que reflète York, Leamington est plutôt de type victorien, avec de grandes avenues et de belles maisons blanches, ce qui change des briques yorkaises, et ma foi ça a plutôt son charme. Anne-Laure loue une chambre chez l'habitant, un sympathique quarantenaire hélas divorcé. J'ai eu l'honneur de dormir dans la chambre de sa fille aînée de 12 ans, férue d'équitation. Imaginez donc une jolie chambre rose avec les murs tapissés de chevaux, de médailles... et de footballeurs (oui c'est ça l'Angleterre)! La chambre idéale pour se reposer après mes péripéties dans la capitale, j'y ai dormi comme une enfant! Pour ce qui est du séjour, je ne vais pas m'amuser à paraphraser Anne-Laure, puisqu'elle l'a si bien détaillé sur son blog... Ce qui est certain c'est qu'on était pas loin de danser sur les tables samedi soir et de chanter avec une chorale de sexagénaires en tournée. Si on avait pas déjà bu trop de pintes, pour sûr qu'on serait restées "overnight" dans cette ambiance hot hot hot!

En tout cas ce petit crochet dans cette ville campagnarde était parfait avant de rentrer à la maison, d'attendre la réponse d'Oxford et de se poser plein de questions, ou plutôt une question. Après 4h de train (encore!) - c'est le moment de préciser que les vilaines rumeurs sur la médiocre qualité du système ferroviaire anglais sont complètement fausses: tous mes trains étaient à l'heure, en très bon état et parfaitement confortables - et un bus, je suis rentrée dans ma maison toute froide, me préparant déjà à accueillir mon barbu le lendemain. Quelle ne fut ma déception quand j'ai découvert son mail m'informant qu'en fait il rentrait le surlendemain! Je l'attends donc encore. Aura-t-il réalisé sa petite folie, à savoir plonger dans l'océan entouré d'une cage et au milieu des requins blancs (...)??? La suite au prochain épisode!

28 janvier 2007

Alice au pays des merveilles, Part Two: luxuous and magical London!

Après une journée épuisante à Oxford (voir Part One), me voici en Gare de Paddington à l'ouest de Londres. J'y retrouve une vieille amie du Kenya, pas vue depuis 12 ans! Je passe sur les heureuses retrouvailles avec ma chère Messeletch (Jap pour les intimes)... Imaginez tant d'années sans se voir et l'impression de s'être quittée la veille! Messeletch était la timide éthiopienne à côté de laquelle j'ai suivi une bonne partie des cours de la Première à la Terminale. Elle est devenue une brillante et active financière londonienne et s'est immergée dans la capitale anglaise jusqu'aux bouts des ongles. J'ai d'ailleurs été reçue et traîtée comme la Reine d'Angleterre par mon amie (God bless you Jap!) ce qui a contribué à mon parachutage au pays des merveilles, comme Alice! Tout d'abord, Jap ne fait pas les choses à moitié et habite dans un des quartiers les plus huppés de Londres. Entendez par là Kensington, à deux pas de Hyde Park, deux pas de Notting Hill, tout près de Portobello Market, et là où la Princesse Diana habitait. Biensûr à deux pas de toutes les attractions de la ville mais surtout dans un quartier chic où le moindre magasin est si beau qu'on ose à peine toucher la porte d'entrée. J'ai basculé dans le rève. Paris ne m'a jamais fait cette effet! Voyager à l'étage des bus et admirer de jour comme de nuit les innombrables et splendides boutiques décorées par des artistes et dont les entrées sont ouvertes manuellement par des portiers en costume (pas besoin d'entrer dedans pour en profiter!), flâner dans Covent Garden en écoutant de jeunes et talentueux musiciens se produire pour les passants, se vautrer dans de lourds sofas en cuirs au-dessus d'Oxford Street pour boire un café, observer avec amusement un vieux monsieur nourrir les centaines d'oiseaux dans Hyde Park, manger dans un succulent restaurant où la serveuse vous déplie la serviette sur les genoux... Je ne pourrais énumérer tous ces moments qui rendent Londres vraiment magique! Petit holà néanmoins pour briser le rêve, c'est que le centre de Londres est inabordable pour une humble chercheuse comme moi. Je me suis penchée dans la rue sur les locations devant les agences: pour un F3, comptez 3000 à 4000£ par mois, ce qui nous mène à 6000€. :-(
Après 2 jours de rêve, il me fallait remettre un peu les pieds sur terre et retrouver l'air campagnard. Je me suis ainsi rendue à Warwick visiter ma copine Anne-Laure (à qui un article de novembre était déjà consacré!). Histoire à suivre au prochain épisode...Deux vieilles copines au resto
(Toujours quelques photos en plus ici)

Alice au pays des merveilles, Part One: York c'est une chose, mais Oxford, c'est autre chose!

Me voilà rentrée de 5 jours de "trip" en Angleterre, sous pretexte d'être allée en entretien pour un boulot dans le prestigieuse Université d'Oxford. Je n'avais pas encore mis les pieds dans ce site hautement réputé, tant culturellement que touristiquement parlant, de la Grande Bretagne. Je n'ai pas été déçue! Partie de York à 5h30 du matin, contente d'avoir un bus, malgré le verglas et la neige, pour aller à la gare, il m'a fallu pas moins de 4h de train pour rejoindre Oxford. Comme d'habitude en Angleterre, j'arrive sous un beau soleil et je marche jusqu'à l'Université en suivant vaguement le nom des rues vu que je n'ai pas d'imprimante à la maison pour imprimer une salutaire carte mappy ou google map... Je réussis donc à perdre le fil mais parviens à retrouver mon chemin en suivant tout bêtement le flux d'étudiants. Ils sont des centaines et des centaines. Il n'est pourtant pas encore midi, loin de là, mais plus je m'approche, plus je dois pratiquer le crowl dans un bain de jeunesse. Que de têtes, que de nationalités, que d'horizons! Même les anglais sont méconnaissables, loin du "hooligan style" que j'avais l'habidude de voir plus au Nord! J'en ai la tête qui tourne, et je me perds à nouveau sur le campus, oh combien magnifique. Finalement je trouve mon bâtiment et je découvre un labo et une équipe qui pourraient bien être bientôt miens... (je ferais un autre article là-dessus) Tout se passe à merveille, je suis libérée vers 13h30 pour aller découvrir la petite ville. Le plus marquant: la moyenne d'âge dans la rue, je dirais 20 ans! Et aussi les vélos: des milliers! Je grignote dans un café étudiant en me sentant plus vieille qu'à l'accoutumée. Encombrée que je suis par mon gros sac contenant mes crêmes, mes culottes et je ne sais combien de pulls (trop!), l'épaule déjà sciée par la anse, je décide de me poser un peu dans le petit et étonnant musée d'histoire naturelle abrîté par la fac, qui contient même un squelette de Dodo! C'est encore sous le soleil que je retourne à la gare en fin d'après-midi, devant laquelle se trouve bien un millier de bicyclettes!!! Direction Londres pour 2 jours, chez mon amie Messeletch. Episode à suivre en deuxième partie...
(Quelques photos d'Oxford ici)

23 janvier 2007

Tout est dans la photo...

Ce matin, oh miracle, il souffle un vent d'est! Chose très très très rare, qui laisse entrevoir une journée pas comme les autres... Eh oui, il NEIGE! C'est beau car comme on est en Angleterre, ce n'est qu'une averse ("shower") et du coup c'est déjà sous le soleil. Regardez ce que j'ai trouvé sur la voiture en me levant...C'est vraiment un jour exceptionnel! ;-)
PS: ne pas regarder en détail, je n'avais pas assez de place pour écrire et surtout je n'étais encore pas très réveillée...

17 janvier 2007

Mon barbu m'abandonne!

Un des désagréments de la vie de couple, c'est qu'on s'y habitue vite et qu'on ne sait plus profiter d'un peu de solitude. Après avoir vécu plus de 5 années à plusieurs centaines de kilomètres de mon barbu, à ne le voir au mieux qu'une fois tous les 15 jours, à s'y faire et même à jouir d'une certaine indépendance dans le célibat forcé, je me croyais aguerrie et bien loin d'avoir un coeur d'artichaut. Mais le dit barbu s'envole ce soir pour l'Afrique du Sud (prétexte: un congrès) et l'idée de rester sans lui plus de dix jours m'angoisse! Relax... Je n'en suis pas à me rouler parterre et je me raisonne, d'autant plus que le gaillard n'a jamais posé les pieds en Afrique, argument sans appel! Qu'il découvre enfin un bout de ce continent! -Et aussi qu'il me rapporte une belle pierre, vu que le pays regorge de mines...;-)- Je prendrai mon mal en patience: (1) en travaillant (oui oui, je prépare un entretien!), (2) en matant des DVDs à donf', (3) en ne mangeant que des soupes et en faisant beaucoup de sport (à qui préparer des bons petits plats s'il n'est pas là...) et pour finir (5) en allant me promener à Londres, Oxford et Warwick (prétexte officiel: entretien, pretexte réel: les copines!!!). Finalement il se peut que je survive à la séparation, mais à la jalousie de ne pas aller en Afrique à sa place, ça non!

14 janvier 2007

Cerf au crépuscule

Une photo que j'aime beaucoup et que je voulais mettre. Prise par Lucie dans la réserve de la Fontain Abbey. Dommage qu'on n'ait pas le son car ce cerf était entrain de bramer.

12 janvier 2007

Intrusion matinale

Il y a encore une particularité anglaise dont il faut que je parle: les boites aux lettres. Ici, le bon vieux parallélépipède conforme aux normes gauloises n'est pas d'usage. Vous ne verrez pas de cette chose-là, ni de boite à chapeau, ni de mini-cabane en bois, ni de n'importe quoi qui ressemble à une petite maison sur pied devant l'allée de votre demeure. Tout simplement, ici, la boite aux lettres n'existe pas. La boite, en gros, c'est votre couloir. Toutes les portes anglaises possèdent une fente au travers de laquelle le sympathique facteur de la "Royal Mail" introduit, non sans une certaine violence, votre courrier quotidien. J'ignore d'où vient ce ... style, probablement de l'inconvénient que représente l'humidité relative au pays , source d'un risque d'inondation du courrier en extérieur.
Je ne retire rien à l'esthétique recherchée et colorée qu'induit la présence de ces fentes sur les portes. Néanmoins, je tenais à relever les petits désagréments liés à cette distribution particulière du courrier. Premièrement, comme je l'ai écrit plus haut, il fait plutôt humide ici, et une fois sur deux, le sol dans l'entrée est mouillé ou sale, ce qui fait qu'on retrouve souvent les lettres collées par terre. Deuxièmement, Monsieur le facteur, quand il vient devant ma porte pour y introduire factures et autres publicités, passe devant 2 fenêtres dont celle de la salle de bain. Petite parenthèse: la vitre de notre salle de bain est soit-disant floutée, mais je pense que c'est un aveugle ou un myope qui l'a choisie. Donc si je ne descends pas notre store de secours quand je prends ma douche à 10h30, heure de passage du facteur, ce dernier profitera d'un panoramique idéal sur ma nudité. J'adore me doucher le matin comme s'il faisait nuit! Troisièmement, et j'en viens à l'intitulé de ce message, le fente étant délimitée par deux clapets métalliques à ressort (un à l'extérieur et un à l'intérieur), le facteur, soucieux de bien faire passer le courrier à travers toute la porte et de l'entendre s'étaler parterre, mais également pressé et du coup un brin brutal, balance avec vigueur les documents à l'intérieur de la maison en faisant bien sûr claquer les deux clapets. Quand vous vous trouvez dans le calme de votre maison et que vous entendez le bruit surprenant que cela fait, à croire que quelqu'un vient de se jeter sur votre porte et d'entrer vivement chez vous, vous avez les cheveux qui se dressent sur la tête! Au début, vous ne comprenez pas ce que c'est et votre coeur bondit dans votre poitrine, tandis que vous courez avec affolement vers l'origine du boucan. Avec le temps, vous vous habituez et votre inconscient prend le dessus au moment de l'intrusion matinale - "ce n'est que le facteur" - néanmoins le sursaut persiste et vous maudissez alors quotidiennement (ou presque, pour les chômeurs! ;-)) la Royal Mail, ses portes-boites aux lettres et ses brutes de postiers!

Un vent à décorner les boeufs

Qui l'eût cru? Le Mistral souffle en effet dans le Yorkshire! Depuis plusieurs jours le vent est si fort que j'ai peur que notre maisonnette ne s'envole. Si fort qu'il a fallu emmener Cyril au labo en voiture, tant il lésinait à l'affronter à bicyclette de face et à doubler son chrono jusqu'à l'université (oui, ici le vent vient toujours de l'ouest, ça change jamais). Si fort que les panneaux routiers volent dangereusement en travers des routes. Si fort que tout à l'heure, j'étais à deux doigts de me retrouver à l'arrêt forcé en vélo, en descente! Dieu sait si j'ai fait du vélo dans ma vie mais ça, ça ne m'était jamais arrivé. Il devient même angoissant de prendre les ponts tant on y est déséquilibré! Hier un collègue du badminton en a perdu ses lunettes dans le lac de la fac! Ce n'est pas le Mistral, ça y ressemble et je n'ai pas réussi à trouver son petit nom.

06 janvier 2007

HAPPY NEW YEAR!

Nous avons profité du passage en 2007 pour trinquer tout en jouissant de nos récents cadeaux de Noël: nouveaux verres sur nouvelle table avec vin blanc français... Cheers!