21 mars 2007

Plus le temps d'aller sur le blog!

Plus le temps non plus de répondre aux mails, ni de faire à diner pour mon barbu, ni même de ranger le petit dèj du matin ou d'étendre la lessive... Dur dur la première semaine. La neige ayant grandement accompagné mes premiers voyages, je n'ai pas réussi à passer en dessous des 1h30 de trajet! Le plus dur reste les collines de Durham, à vous éclater le coeur, surtout la dernière côte pour monter au labo. Celle pour monter à la gare n'est pas mal non plus, surtout quand vous voyez votre train qui arrive et que vous essayez de dépasser péniblement le 8 km/h en passant en danseuse. Bref, de quoi faire quelques exercices quotidiens.
Côté labo, j'ai eu quelques mauvaises surprises à mon arrivée: pas de bureau individuel (bureau dans le sens table, bien sûr, on est dans la Recherche!), 3 ordinateurs pour 6, même pas de quoi poser ses papiers, son manteau ou son früstuck de midi. Enfin, on mange plus à 14h qu'à midi, dans une espèce d'espace à café, en 20 min. Les journées de travail sont soutenues et notre chef d'équipe est discret mais surveille plutôt ses fourmis. Je vais essayer de le dompter, mais c'est pas facile avec cet allemand de 39 ans apparemment très mal dans sa peau et très peu porté sur le côté social (et pourtant j'en ai déjà expérimenté du même genre! ;-)). Côté boulot en lui même, c'est très très intéressant mais je suis un peu "larguée" par toutes les nouveautés. Va falloir que je m'arrache quoi! Côté collègues, bin c'est comme partout dans la recherche: une anglaise, un indien, deux polonaises et un slovaque (ça c'est l'effet "nouvelle Europe"), globalement sympas sans être déconneurs!
Je m'arrête là dans mon roman car c'est vrai que je suis fatiguée; c'est dur de passer de l'oisiveté au lever à 6h30 après une mauvaise nuit de stress, de maintenir son fitness en vélo et de partir à 18h du labo (tôt!) pour n'arriver qu'après 19h30 à la maison. Le plus inquiétant c'est qu'on déménage samedi et qu'on n'a pas encore fait les cartons... On va bien se marrer ce week-end!

10 mars 2007

La fuite des cerveaux se fait toujours vers l’ouest….


Claire étant retournée en France pour quelques jours avant de commencer à travailler, je suis en charge depuis mardi de toute la logistique interne comme entre autre arroser le bonzaï (mort), ramener les DVD (euh oui, mais c’était fermé), sortir les poubelles (ça j’ai bon), faire les courses (ça c’est cool car j’ai pu me lâcher sur le maquereau fumé, le foie d’agneau car ils tuent pas les veaux c’est un crime, la jelly, la pork pie, la réglisse… bref tous les trucs plus ou moins bons et honteux que Claire me fait reposer généralement dans les rayons en me regardant comme si j’étais pas normal ou anglais). Donc, dans l’ensemble j’ai plutôt pas mal assuré dans mon rôle de héros du quotidien et dans l’accomplissement de mes travaux herculéens ! D’un autre côté, c’était ma seule chance de revoir la lumière dans la cuisine et éviter l’étiolement car la finaude avait obturé les portes-fenêtres de post-it avec tout ce que je devais faire.

Il ne me restait plus qu’à écrire sur ce blog et dernière petite chose trouver un nouvel appart. En effet, car comme on doit se rapprocher de la gare pour diminuer le temps de trajet de Claire et qu’on a envoyé notre préavis, nous sommes à la rue le 28 de ce mois. De plus, le dernier appart convoité nous était passé sous le nez. Je dois néanmoins confesser que l’essentiel du travail de recherche a été réalisé par Claire (d’un autre côté elle a un diplôme pour ça … la recherche). Mais bon, le domaine de la recherche est un milieu frustrant, totalement injuste et sans aucune pitié (Eh oui, la nature n’est pas bien faite, c’est la sélection qui est impitoyable !)…. Donc à moi la couronne de laurier car bilan, c’est MOI qui ai trouvé l’appart, même si je n’ai eu qu’a me pointer au rendez-vous indiqué sur un susmentionné post-it et dire « OK, je le prends » !

Donc, voilà, on migre un peu plus à l’ouest près de la gare. Appart sympa dans un lotissement en forme de parallélépipède rectangle et joyeusement et littéralement nommé les champs de l’évêque (bishopfields). Tout ça à 5 minutes à pieds de la gare et du centre ville. Bref, idéal pour tous ceux qui viendront nous rendre visite…

05 mars 2007

C'est là que je vais travailler:

Enfin, pas dans le chateau qui est juste derrière, mais du moins dans la même ville. Soucieuse d'évaluer mes temps de parcours pour aller au travail, j'ai eu l'excellente idée de traîner Cyril jusque Durham ce dimanche, quitte à le faire manquer la scéance matinale de badminton. Reconnaissons-le, ça aurait pu être une bonne idée. Sauf que la journée était classée pluvieuse sur toute l'Angleterre, en plus de l'Ecosse, et ça, ça n'annonçait rien de bon (2 gouttes sur BBC weather, un truc dangereux). Peu confiante dans les prévisions météos anglaises, j'ai tout de même insisté pour faire cette ballade du dimanche. Après pas loin de 2h de voiture sous des trombes (oui, 45 min de train = 2h de voiture), nous n'avons eu d'autre choix en arrivant que de courir en centre-ville à la recherche du premier pub, afin de nous abriter, certes, mais surtout de nous réchauffer à l'aide d'une bonne bière (Newcastle Brown) et d'un traditionnel Sunday Roast aggrémenté d'une dose respectueuse de meat sauce et de Yorkshire pudding. Cyril a l'air de se régaler. Après une courte ballade parapluie contre parapluie, la ballade a finalement été écourtée et nous sommes rentrés, toujours sous la pluie, dans notre maisonnette bien chauffée, de laquelle nous serons éjectés le 28 mars, alors que nous n'avons toujours pas trouvé de nouvelle demeure. Avis à ceux qui souhaitaient squatter pour un fameux congrès "lipides", risqueraient bien d'être SDF...