28 août 2007

L'Ecosse à vélo, c'est:

10h de train (avec les bicyclettes bien sûr, c'est plus rigolo), 3h de ferry, 90km de vélo sur un jour et demi, de légères mais supportables douleurs musculaires, quelques routes côtières et des dizaines de côtes à monter, beaucoup trop de vent, un peu de bruine mais finalement pas mal de soleil, une mini insolation incompréhensible d'ailleurs (eh oui quand on n'a plus l'habitude du soleil), un splendide décor, certes, mais aussi des passages dans des zones rurales aux odeurs de fumier rappelant étrangement les villages lorrains, et d'ailleurs des paysages à tendance vosgienne par endroit...
L'Ecosse c'est aussi des bières comme d'habitude, mais aussi du vin blanc et des langoustines succulentes, des écossais soixantenaires déchâinés et "very friendly" qui partagent leurs gâteaux d'anniversaires et offrent des whiskys, un "bed and breakfast" très kitch mais doté d'un superbe salon avec vue sur la baie et des petits dèj' de folie qui ont permis de pédaler très longtemps, très peu de kilts, finalement, mais un fort accent "patate chaude dans la bouche" (dixit Cyril). Bref, beaucoup de moments inoubliables mais aussi beaucoup de fatigue. C'était un trip à l'Ile de "Bute" et voici quelques photos.

24 août 2007

York horse races

Quand vous arrivez lessivée après une journée de boulot bien remplie et plus d'une heure de trajet et que vous trouvez la gare de York en effervescence, avec des barrières métalliques un peu partout, des accès limités par-ci par-là et des agents de sécurité en nombre, les premières choses qui vous viennent à l'esprit sont 1) Alerte à la bombe, 2) Visite du gouvernement et 3) accident ou feu quelconque... Pis le lendemain, quand vous vous retrouvez face à la même situation, la curiosité l'emporte, vous y regardez avec un peu plus d'attention et vous vous rendez compte que les 3/4 des gens dans la gare sont en état d'ébriété avancée tout en étant habillés comme sortant d'un mariage. Mais qu'est-ce qu'il se passe-t-il donc??? Il se passe que ce sont les York Horse Races, événement national mensuel de mai à novembre. Sous prétexte de regarder les chevaux courir en rond toute la journée dans un hippodrome (notre tiercé à nous mais en plus huppé), une population qui se veut appartenir au gratin voyage de loin jusque York pour cette occasion. En fait, le véritable objectif est de parader avec la robe la plus classe du monde (pas toujours très chouette, d'ailleurs), le chapeau le plus extravagant et le smoking le plus strict, et surtout de se saoûler littéralement la binette à la bière tout l'après-midi et de finir déchiré à 19h sur le quai de la gare. Je n'en suis pas à ma première "York race night", à savoir les rues remplies de ces élégants et ces élégantes déchaînés et déterminés à se retourner la tête sur leur 31 pour finir en zombies ivre-morts (oui le "binge-drinking" existe aussi chez les riches- et j'adore cette photo qui résume tout). Pourtant là, pauvre petite travailleuse contente de rentrer à la maison, j'ai été vraiment choquée de voir tous ces gens, de 18 à 70 ans, complètement murgés dans la gare. Et ça criait, et ça courait après les trains, et ça tombait. Certains n'arrivaient même pas à tirer leur valise et certaines se tordaient les chevilles sur leurs hauts talons en zigzaguant le plus droit possible, pire, montraient leur culotte en montant plus que maladroitement les escaliers. Ah on imagine les chics courses à l'anglaise avec petit thé à l'abri des tentes et des "oh my god" par ci et "my dear" par là. Dans vos rêves oui! Mais où est donc passée la suprême classe britannique???

19 août 2007

Kit de survie aux Maldives

Nous venons de vivre, une fois de plus, un WE de pluie avec 16°C. Rien de tel donc, pour se remonter le moral, que de se mettre dans l'ambiance des vacances (J-22). York étant une petite ville peu riche en commerces, nous avons fait comme tout Yorkais moyen un aller-retour en train sur Leeds pour aller faire du shopping. Effectivement, ça en valait la peine car on a pratiquement tout acheté à -70%. Et j'ai ENFIN trouvé un bikini potable après avoir écumé tous les magasins du coin de long en large et admiré un nombre incalculable d'horreurs (j'en profite en passant pour exprimer mon désespoir: le shopping en France commence à me manquer TRES TRES TRES sérieusement! Quand je cherchais un maillot de bain à Nancy, je me rappelle que je devais me réfreiner pour ne pas en acheter 10 tellement l'embarras du choix était grand... Et pourtant c'était Nancy, ville du grand est français à plus de 400km de la plus proche côte).
On est maintenant fin prêts pour une semaine de vie les pieds dans l'eau. Espérons néanmoins que la mousson épargne notre île - avec notre veine de Yorkais, on peut facilement imaginer avoir littéralement les pieds dans l'eau- et que le prochain tsunami dans l'océan Indien n'atteigne cette fois-ci pas les côtes maldiviennes...

12 août 2007

Summer, at last!!!

Depuis un peu plus d'une semaine, nous jouissons enfin de températures estivales. Attention, il s'agit là de rester relatif à un repère climatique anglais: par estivales j'entends températures supérieures à 20°C. Rendez-vous compte, je peux aller au boulot le matin sans ma polaire sur le vélo (avec un petit pull tout de même) et je peux même expérimenter la jupe... Imaginez pouvoir enfin manger dehors sur la terrasse (rappel: on est mi-août), même au petit déjeûner!!! J'ai poussé jusqu'à mettre de la crème solaire pour sortir, histoire de m'y croire vraiment. J'ai ressorti les lunettes de soleil et Cyril recommence à se plaindre de la chaleur comme il le faisait à Toulouse par 35° (oui, le pauvre a perdu ses repères), il en vient même à se mettre torse-nu sur la terrasse, le comble.
Pour l'heure, il pleut, car après tout, on est toujours en Angleterre et dans ce pays, on arrive à subir de vrais gros orages dès que les 20° sont atteints.
En attendant que le soleil revienne, petit squash de prévu. Enfin, si Cyril arrive à "niquer" ce salaud de magnat de la drogue russe ainsi que tous ses petits dealers, tous armés jusqu'aux dents mais tous voués à mourir sous les balles de mon barbu... "j'essaie de leur tirer seulement dans les bras pour les désarmer, quand je peux" qu'il me dit..."Je suis gentil hein?" Mouais... J'aime pas les jeux vidéo...

05 août 2007

Mini "Hen Party"

Chez les anglais, une étape importante de la préparation du mariage est l'enterrement de vie de jeune fille, localement appelée "Hen Party". Littéralement, ça veut dire "fête des poulettes", ce qui reflète bien l'esprit et le genre de ces soirées (ce sont souvent même des week-ends complets!). Je ne compte plus le nombre de fois où l'on a croisé des bandes de filles hystériques et souvent complètement bourrées, toutes habillées pareil, la plupart du temps à moitié nues, et systématiquement coiffées de serre-têtes lottis de phallus fluorescents ou autres babioles du même goût. La préparation du mariage en Angleterre est très protocolaire et conformiste, un peu beaucoup "prout prout", et pourtant, quelque soit la catégorie socio-professionnelle, c'est un must d'enterrer sa pseudo-vie de jeune fille dans la débauche.
Tout ça pour dire que j'ai participé à une mini "hen party" ce week-end. Au labo, nous ne sommes que 3 filles, entourées de mâles. Ma seule collègue anglaise, Natalie, se marie dans un mois et évidemment, une véritable "hen party" est organisée pour l'occasion, mais à quelques 500 km d'ici. Peu chaude à l'idée de traverser le pays pour aller picoler (certains que je ne nommerai pas seraient capables de le faire...) et m'exposer publiquement avec des quéquettes sur la tête, j'ai proposé de faire une pré-mini-hen party entre collègues. Les deux copines sont donc venues passer la soirée à York, boire du mousseux, de la vodka et manger italien. Nous sommes restées sages: seules des menettes en fourure rose ont été utilisées (achetés d'ailleurs gracieusement par mon barbu dans un magasin olé olé de York, merci Cyril, pourtant exclu de la soirée) et nous n'avons pas dépassé le stade pompette.
Le lendemain, il fut dur de se lever et d'accompagner la future mariée essayer sa robe pour la dernière fois. En tout cas, nous sommes invités au mariage, ce sera notre premier "english wedding" et ma foi ça promet. Affaire à suivre.