07 avril 2007

On a soufflé nos bougies...



C'était le premier avril 2007, pour mes 30 ans (:-((() et Anne-Laure 29. C'était dans la nouvelle maison où 3 congressistes squattaient provisoirement. Le gateau, réalisé par mon barbu, était excellent (pour le palais mais pas pour le derrière). Quelques photos de la nouvelle maison ici.

06 avril 2007

Blogueuse "repluggée"

Après 2 semaines sans connection internet ni téléphone pour cause d'incompétence de British Telecom, nous revoilà enfin "repluggés" sur la toile internationale. Et que de choses se sont passées depuis le 21 mars!!!
Par exemple, nous avons déménagé, j'ai eu 30 ans et les Paulettes sont passées à York pour un congrès... Beaucoup de photos en perspective. Je tiens d'ailleurs à remercier tous ceux qui ont pensé à mon grand âge, avec ou sans retard. Je n'ai pas pu répondre à tous vos messages, car comme je le précisais précédemment, j'ai peu accès à internet au labo (eh oui, obligée de bosser, maintenant!). Je me répands donc en excuse pour mon silence prolongé.
Dès que la nouvelle maison aura un aspect correct, je mettrais quelques photos pour vous montrer notre nouveau nid. Mais pour le moment, je vais profiter de grand WE de Pâques anglais (4 jours) pour dormir, dormir, dormir, mais aussi un peu pour ranger.
Avec une bonne semaine de retard, tout de même, mais c'est pas de ma faute, la photo d'anniversaire pour Benoît, réalisée le jour J au labo... (Faut ptèt cliquer dessus pour voir...)

21 mars 2007

Plus le temps d'aller sur le blog!

Plus le temps non plus de répondre aux mails, ni de faire à diner pour mon barbu, ni même de ranger le petit dèj du matin ou d'étendre la lessive... Dur dur la première semaine. La neige ayant grandement accompagné mes premiers voyages, je n'ai pas réussi à passer en dessous des 1h30 de trajet! Le plus dur reste les collines de Durham, à vous éclater le coeur, surtout la dernière côte pour monter au labo. Celle pour monter à la gare n'est pas mal non plus, surtout quand vous voyez votre train qui arrive et que vous essayez de dépasser péniblement le 8 km/h en passant en danseuse. Bref, de quoi faire quelques exercices quotidiens.
Côté labo, j'ai eu quelques mauvaises surprises à mon arrivée: pas de bureau individuel (bureau dans le sens table, bien sûr, on est dans la Recherche!), 3 ordinateurs pour 6, même pas de quoi poser ses papiers, son manteau ou son früstuck de midi. Enfin, on mange plus à 14h qu'à midi, dans une espèce d'espace à café, en 20 min. Les journées de travail sont soutenues et notre chef d'équipe est discret mais surveille plutôt ses fourmis. Je vais essayer de le dompter, mais c'est pas facile avec cet allemand de 39 ans apparemment très mal dans sa peau et très peu porté sur le côté social (et pourtant j'en ai déjà expérimenté du même genre! ;-)). Côté boulot en lui même, c'est très très intéressant mais je suis un peu "larguée" par toutes les nouveautés. Va falloir que je m'arrache quoi! Côté collègues, bin c'est comme partout dans la recherche: une anglaise, un indien, deux polonaises et un slovaque (ça c'est l'effet "nouvelle Europe"), globalement sympas sans être déconneurs!
Je m'arrête là dans mon roman car c'est vrai que je suis fatiguée; c'est dur de passer de l'oisiveté au lever à 6h30 après une mauvaise nuit de stress, de maintenir son fitness en vélo et de partir à 18h du labo (tôt!) pour n'arriver qu'après 19h30 à la maison. Le plus inquiétant c'est qu'on déménage samedi et qu'on n'a pas encore fait les cartons... On va bien se marrer ce week-end!

10 mars 2007

La fuite des cerveaux se fait toujours vers l’ouest….


Claire étant retournée en France pour quelques jours avant de commencer à travailler, je suis en charge depuis mardi de toute la logistique interne comme entre autre arroser le bonzaï (mort), ramener les DVD (euh oui, mais c’était fermé), sortir les poubelles (ça j’ai bon), faire les courses (ça c’est cool car j’ai pu me lâcher sur le maquereau fumé, le foie d’agneau car ils tuent pas les veaux c’est un crime, la jelly, la pork pie, la réglisse… bref tous les trucs plus ou moins bons et honteux que Claire me fait reposer généralement dans les rayons en me regardant comme si j’étais pas normal ou anglais). Donc, dans l’ensemble j’ai plutôt pas mal assuré dans mon rôle de héros du quotidien et dans l’accomplissement de mes travaux herculéens ! D’un autre côté, c’était ma seule chance de revoir la lumière dans la cuisine et éviter l’étiolement car la finaude avait obturé les portes-fenêtres de post-it avec tout ce que je devais faire.

Il ne me restait plus qu’à écrire sur ce blog et dernière petite chose trouver un nouvel appart. En effet, car comme on doit se rapprocher de la gare pour diminuer le temps de trajet de Claire et qu’on a envoyé notre préavis, nous sommes à la rue le 28 de ce mois. De plus, le dernier appart convoité nous était passé sous le nez. Je dois néanmoins confesser que l’essentiel du travail de recherche a été réalisé par Claire (d’un autre côté elle a un diplôme pour ça … la recherche). Mais bon, le domaine de la recherche est un milieu frustrant, totalement injuste et sans aucune pitié (Eh oui, la nature n’est pas bien faite, c’est la sélection qui est impitoyable !)…. Donc à moi la couronne de laurier car bilan, c’est MOI qui ai trouvé l’appart, même si je n’ai eu qu’a me pointer au rendez-vous indiqué sur un susmentionné post-it et dire « OK, je le prends » !

Donc, voilà, on migre un peu plus à l’ouest près de la gare. Appart sympa dans un lotissement en forme de parallélépipède rectangle et joyeusement et littéralement nommé les champs de l’évêque (bishopfields). Tout ça à 5 minutes à pieds de la gare et du centre ville. Bref, idéal pour tous ceux qui viendront nous rendre visite…

05 mars 2007

C'est là que je vais travailler:

Enfin, pas dans le chateau qui est juste derrière, mais du moins dans la même ville. Soucieuse d'évaluer mes temps de parcours pour aller au travail, j'ai eu l'excellente idée de traîner Cyril jusque Durham ce dimanche, quitte à le faire manquer la scéance matinale de badminton. Reconnaissons-le, ça aurait pu être une bonne idée. Sauf que la journée était classée pluvieuse sur toute l'Angleterre, en plus de l'Ecosse, et ça, ça n'annonçait rien de bon (2 gouttes sur BBC weather, un truc dangereux). Peu confiante dans les prévisions météos anglaises, j'ai tout de même insisté pour faire cette ballade du dimanche. Après pas loin de 2h de voiture sous des trombes (oui, 45 min de train = 2h de voiture), nous n'avons eu d'autre choix en arrivant que de courir en centre-ville à la recherche du premier pub, afin de nous abriter, certes, mais surtout de nous réchauffer à l'aide d'une bonne bière (Newcastle Brown) et d'un traditionnel Sunday Roast aggrémenté d'une dose respectueuse de meat sauce et de Yorkshire pudding. Cyril a l'air de se régaler. Après une courte ballade parapluie contre parapluie, la ballade a finalement été écourtée et nous sommes rentrés, toujours sous la pluie, dans notre maisonnette bien chauffée, de laquelle nous serons éjectés le 28 mars, alors que nous n'avons toujours pas trouvé de nouvelle demeure. Avis à ceux qui souhaitaient squatter pour un fameux congrès "lipides", risqueraient bien d'être SDF...

25 février 2007

Au boulot, ma vieille!

Ouf, j'ai réussi à trouver du travail avant mes 30 ans. Une date fatidique qui va très bientôt arriver et, déjà stressée que j'étais par le long compte des années, je ne voulais pas non plus passer dans l'autre dizaine tout en étant au chômage! Sinon quel agréable souvenir. Me voilà donc partie pour travailler à Durham sur la levure et pour me coltiner mes quasi-3h de transports quotidiens afin de passer la trentaine plus sereinement... Meuh non, je fais ça parce que j'aime la levure (et en particulier la bière) mais surtout mon barbu et je vais pourvoir vivre avec lui et l'embêter encore un moment le pauvre -Quand est-ce que tu te rases? Tu peux sortir les poubelles? Range tes affaires! Moins fort la musique! Ton tour de passer l'aspi... Et quand est-ce que t'écris sur le blog?- Espérons qu'il tienne le coup.
Prochaine étape: trouver une "demeure" près de la gare. C'est pas gagné... et surtout pas donné. A bientôt donc, pour le prochain épisode.

20 février 2007

Après Oxford, direction Durham

Aujourd'hui, je suis allée à Durham passer un entretien pour un post-doc de 3 ans, en attendant le tant désiré fantomatique entretien de York. Départ de la maison: 7h40, arrivée à l'université de Durham: 10h, le tout via 20 min de vélo 45 min de train et 30 min de marche (ne faîtes pas le calcul, je n'ai pas précisé certains paramètres inclus dans mon trajet, comme le tourisme ou le shopping). L'université de Durham n'est pas si loin de la gare mais perchée sur une des milles collines sur lesquelles a été bâtie la ville. Le pire c'est le département de Biologie qui lui-même est sur une énorme butte dans l'Université. Impossible d'y monter à vélo et très essouflant à pieds, même sans être fumeur.
J'ai si bien assuré à mon entretien que le gars veut me prendre tout de suite. Me v'là dans de beaux draps... Mon histoire à York n'étant toujours pas bouclée et toujours à portée de main, je me retrouve dans la même situation qu'Oxford, sauf que je peux faire l'A/R sur Durham dans la journée (avec un petit effort je peux descendre à 1h10 de trajet) et donc vivre avec mon barbu. Dur de faire le choix, là, maintenant. Et une galère de plus, une!!!

16 février 2007

Desperate housewife

Etant toujours malade mais en cours de guérison, donc étant enfermée au chaud et privée de vélo, course à pied et badminton, je cherchais un moyen de m'occuper à la maison quand soudain j'ai trouvé. Certes, j'ai du travail, je prépare mes entretiens et mes séminaires, mais ça ne peut pas remplir une journée, c'est à devenir folle! Certes aussi, j'ai la maison à entretenir, ça a beau être une simple maisonnette, il y a beaucoup de moquette. Mais bon, ça "gave" vite excusez le terme. J'ai donc décidé de louer les premiers épisodes de la série "Desperate Houswives" qui a eu tant de succès et a fait tant d'émules. Par curiosité mais aussi pour l'ironie du sort qui me transforme moi-même en desperate housewife (en moins richissime, tout de même). J'ai donc plongé la tête la première dedans, j'ai enchaîné les épisodes en moins de deux, je suis maintenant cruellement coincée car évidemment je n'ai pas les épisodes suivants et je piaffe d'impatience d'aller louer la suite. Non seulement j'ai des remords d'avoir passé l'après-midi devant la télé, mais en plus j'en ai profité pour me goinfrer de chocolat (au lieu de faire du sport, reprécisons-le). C'est tout de même formidable, comme dirait Cyril. Qui plus est, ce soir est prévu une sortie pub avec pintes et junk food, notre première de 2007 (bon j'y suis déjà alleé sans Cyril mais ça compte pour du beurre). De quoi parfaire ma petite journée de desperate housewife...

07 février 2007

Welcome to Apolline!

Et félicitations à la maman, Isabelle, et au papa, Louis!

06 février 2007

Adieu Oxford!

Oui vous l'avez bien lu, j'ai dit non à Oxford. Non pas que je sois suicidaire ou que j'apprécie l'oisiveté, mais le coeur l'emporte sur la raison et je n'ai pas eu le courage d'abandonner... ma maison! ;-) Bon, pour être brève: 1) j'ai beaucoup d'espoir de trouver dans les parages, 2) je ne me voyais pas repartie pour les week-ends en train surtout que j'y ai chopé la grippe (aviaire?) la semaine dernière, 3) je n'ai pas fait tout ça pour rien et 4) j'ose penser que mon barbu fera les mêmes sacrifices l'année prochaine quand il lui faudra à son tour rester sur York (t'as entendu hein?). Merci pour vos nombreux messages de soutien, qui je dois le dire, m'ont à 100% poussée à prolonger ma période de chômage - je vous signale au passage que c'est vous, les petites abeilles, qui bossez et subvenez à mes besoins... Enfin en partie, car j'ai toujours la CB de Cyril dans mon sac à main - Je ne vous décevrai pas! A bientôt, pour de prochains épisodes! En attendant, bin faut que je prépare mon prochain interview, car passer des interviews est devenu un hobby, mais espérons que refuser un boulot ne le devienne pas!

02 février 2007

In the merde for love...

... Ou comment se mettre dans une situation des plus inconfortables. Ma première idée était de m'occuper un peu les méninges au lieu de passer mon temps au sport ou à la cuisine. Il me fallait entretenir et même améliorer mes compétences et je voulais passer quelques entretiens pour voir comment ça se passait, pour vérifier que j'existais encore dans le domaine scientifique et pour me préparer au tant attendu entretien de York. Tant qu'à faire autant taper dans les postes intéressants et bien situés, tiens, Oxford par exemple! Il a suffi d'un petit aller-retour sur place, une petite heure d'entretien, le tout embelli par un petit séjour chez les copines (cf plus bas) pendant que mon barbu se faisait bronzer en congrès sur la côte sud-africaine.
C'était mal calculé. Je ne m'étais pas vraiment imaginé que, si je voulais rester vivre avec mon barbu (raison pour laquelle je tourne en rond dans notre maisonnette de York depuis plus de 4 mois), il me faudrait alors décliner une offre de poste dans une bonne université, sur un chouette sujet, avec un bon salaire. Oxford étant à, au mieux, 4h de train, cela signifie ranger ses clics et ses clacs et aller vivre toute seule au milieu de nowhere... Mais je manque de courage et je n'ai pas encore pris ma décision. Pour ma défense, j'ai toujours de bonnes chances d'avoir un poste à York d'ici mars, si l'Europe daignait distribuer les sous qu'elle a promis, et aussi à un peu plus d'une heure d'ici. Me voilà donc dans un drôle de pétrain que naïve comme je suis (je dirais volontairement aveugle que je suis), je n'avais pas vraiment vu venir. Alors, partir ou rester? Help!
Pour couronner le tout je traîne depuis 3 jours une sâleté de microbe qui me martelle le crâne, me brûle les bronches et me pique le nez puissance 10 (là j'exagère même pas!).
Profitez-en, rares seront les personnes que vous rencontrerez en dehors de moi qui se plaindront d'avoir trouvé du travail. Vous avez le droit de me détester.

29 janvier 2007

Oxford interview Part Three: retour à la campagne

Après deux journées "amazing" à Londres (voir Part Two), je me retrouve dans un train de banlieue moderne, direction Warwick, où Anne-Laure, ex-collègue de Jussieu, vient de commencer son post-doc. Rectification immédiate: Anne-Laure n'habite pas à Warwick mais à Leamington Spa, une ville beaucoup plus grande et plus animée qui jouxte Warwick. Donc pour commencer je ne descends pas à la bonne station... N'exagérons pas, tout de même: après Londres, Leamington a plutôt l'aspect d'un village. En fait, comme son nom l'indique, c'est une petite ville balnéaire de type contrexéville (pour les connaisseurs... ;-)). Contrairement à la cité médiévale que reflète York, Leamington est plutôt de type victorien, avec de grandes avenues et de belles maisons blanches, ce qui change des briques yorkaises, et ma foi ça a plutôt son charme. Anne-Laure loue une chambre chez l'habitant, un sympathique quarantenaire hélas divorcé. J'ai eu l'honneur de dormir dans la chambre de sa fille aînée de 12 ans, férue d'équitation. Imaginez donc une jolie chambre rose avec les murs tapissés de chevaux, de médailles... et de footballeurs (oui c'est ça l'Angleterre)! La chambre idéale pour se reposer après mes péripéties dans la capitale, j'y ai dormi comme une enfant! Pour ce qui est du séjour, je ne vais pas m'amuser à paraphraser Anne-Laure, puisqu'elle l'a si bien détaillé sur son blog... Ce qui est certain c'est qu'on était pas loin de danser sur les tables samedi soir et de chanter avec une chorale de sexagénaires en tournée. Si on avait pas déjà bu trop de pintes, pour sûr qu'on serait restées "overnight" dans cette ambiance hot hot hot!

En tout cas ce petit crochet dans cette ville campagnarde était parfait avant de rentrer à la maison, d'attendre la réponse d'Oxford et de se poser plein de questions, ou plutôt une question. Après 4h de train (encore!) - c'est le moment de préciser que les vilaines rumeurs sur la médiocre qualité du système ferroviaire anglais sont complètement fausses: tous mes trains étaient à l'heure, en très bon état et parfaitement confortables - et un bus, je suis rentrée dans ma maison toute froide, me préparant déjà à accueillir mon barbu le lendemain. Quelle ne fut ma déception quand j'ai découvert son mail m'informant qu'en fait il rentrait le surlendemain! Je l'attends donc encore. Aura-t-il réalisé sa petite folie, à savoir plonger dans l'océan entouré d'une cage et au milieu des requins blancs (...)??? La suite au prochain épisode!

28 janvier 2007

Alice au pays des merveilles, Part Two: luxuous and magical London!

Après une journée épuisante à Oxford (voir Part One), me voici en Gare de Paddington à l'ouest de Londres. J'y retrouve une vieille amie du Kenya, pas vue depuis 12 ans! Je passe sur les heureuses retrouvailles avec ma chère Messeletch (Jap pour les intimes)... Imaginez tant d'années sans se voir et l'impression de s'être quittée la veille! Messeletch était la timide éthiopienne à côté de laquelle j'ai suivi une bonne partie des cours de la Première à la Terminale. Elle est devenue une brillante et active financière londonienne et s'est immergée dans la capitale anglaise jusqu'aux bouts des ongles. J'ai d'ailleurs été reçue et traîtée comme la Reine d'Angleterre par mon amie (God bless you Jap!) ce qui a contribué à mon parachutage au pays des merveilles, comme Alice! Tout d'abord, Jap ne fait pas les choses à moitié et habite dans un des quartiers les plus huppés de Londres. Entendez par là Kensington, à deux pas de Hyde Park, deux pas de Notting Hill, tout près de Portobello Market, et là où la Princesse Diana habitait. Biensûr à deux pas de toutes les attractions de la ville mais surtout dans un quartier chic où le moindre magasin est si beau qu'on ose à peine toucher la porte d'entrée. J'ai basculé dans le rève. Paris ne m'a jamais fait cette effet! Voyager à l'étage des bus et admirer de jour comme de nuit les innombrables et splendides boutiques décorées par des artistes et dont les entrées sont ouvertes manuellement par des portiers en costume (pas besoin d'entrer dedans pour en profiter!), flâner dans Covent Garden en écoutant de jeunes et talentueux musiciens se produire pour les passants, se vautrer dans de lourds sofas en cuirs au-dessus d'Oxford Street pour boire un café, observer avec amusement un vieux monsieur nourrir les centaines d'oiseaux dans Hyde Park, manger dans un succulent restaurant où la serveuse vous déplie la serviette sur les genoux... Je ne pourrais énumérer tous ces moments qui rendent Londres vraiment magique! Petit holà néanmoins pour briser le rêve, c'est que le centre de Londres est inabordable pour une humble chercheuse comme moi. Je me suis penchée dans la rue sur les locations devant les agences: pour un F3, comptez 3000 à 4000£ par mois, ce qui nous mène à 6000€. :-(
Après 2 jours de rêve, il me fallait remettre un peu les pieds sur terre et retrouver l'air campagnard. Je me suis ainsi rendue à Warwick visiter ma copine Anne-Laure (à qui un article de novembre était déjà consacré!). Histoire à suivre au prochain épisode...Deux vieilles copines au resto
(Toujours quelques photos en plus ici)

Alice au pays des merveilles, Part One: York c'est une chose, mais Oxford, c'est autre chose!

Me voilà rentrée de 5 jours de "trip" en Angleterre, sous pretexte d'être allée en entretien pour un boulot dans le prestigieuse Université d'Oxford. Je n'avais pas encore mis les pieds dans ce site hautement réputé, tant culturellement que touristiquement parlant, de la Grande Bretagne. Je n'ai pas été déçue! Partie de York à 5h30 du matin, contente d'avoir un bus, malgré le verglas et la neige, pour aller à la gare, il m'a fallu pas moins de 4h de train pour rejoindre Oxford. Comme d'habitude en Angleterre, j'arrive sous un beau soleil et je marche jusqu'à l'Université en suivant vaguement le nom des rues vu que je n'ai pas d'imprimante à la maison pour imprimer une salutaire carte mappy ou google map... Je réussis donc à perdre le fil mais parviens à retrouver mon chemin en suivant tout bêtement le flux d'étudiants. Ils sont des centaines et des centaines. Il n'est pourtant pas encore midi, loin de là, mais plus je m'approche, plus je dois pratiquer le crowl dans un bain de jeunesse. Que de têtes, que de nationalités, que d'horizons! Même les anglais sont méconnaissables, loin du "hooligan style" que j'avais l'habidude de voir plus au Nord! J'en ai la tête qui tourne, et je me perds à nouveau sur le campus, oh combien magnifique. Finalement je trouve mon bâtiment et je découvre un labo et une équipe qui pourraient bien être bientôt miens... (je ferais un autre article là-dessus) Tout se passe à merveille, je suis libérée vers 13h30 pour aller découvrir la petite ville. Le plus marquant: la moyenne d'âge dans la rue, je dirais 20 ans! Et aussi les vélos: des milliers! Je grignote dans un café étudiant en me sentant plus vieille qu'à l'accoutumée. Encombrée que je suis par mon gros sac contenant mes crêmes, mes culottes et je ne sais combien de pulls (trop!), l'épaule déjà sciée par la anse, je décide de me poser un peu dans le petit et étonnant musée d'histoire naturelle abrîté par la fac, qui contient même un squelette de Dodo! C'est encore sous le soleil que je retourne à la gare en fin d'après-midi, devant laquelle se trouve bien un millier de bicyclettes!!! Direction Londres pour 2 jours, chez mon amie Messeletch. Episode à suivre en deuxième partie...
(Quelques photos d'Oxford ici)

23 janvier 2007

Tout est dans la photo...

Ce matin, oh miracle, il souffle un vent d'est! Chose très très très rare, qui laisse entrevoir une journée pas comme les autres... Eh oui, il NEIGE! C'est beau car comme on est en Angleterre, ce n'est qu'une averse ("shower") et du coup c'est déjà sous le soleil. Regardez ce que j'ai trouvé sur la voiture en me levant...C'est vraiment un jour exceptionnel! ;-)
PS: ne pas regarder en détail, je n'avais pas assez de place pour écrire et surtout je n'étais encore pas très réveillée...

17 janvier 2007

Mon barbu m'abandonne!

Un des désagréments de la vie de couple, c'est qu'on s'y habitue vite et qu'on ne sait plus profiter d'un peu de solitude. Après avoir vécu plus de 5 années à plusieurs centaines de kilomètres de mon barbu, à ne le voir au mieux qu'une fois tous les 15 jours, à s'y faire et même à jouir d'une certaine indépendance dans le célibat forcé, je me croyais aguerrie et bien loin d'avoir un coeur d'artichaut. Mais le dit barbu s'envole ce soir pour l'Afrique du Sud (prétexte: un congrès) et l'idée de rester sans lui plus de dix jours m'angoisse! Relax... Je n'en suis pas à me rouler parterre et je me raisonne, d'autant plus que le gaillard n'a jamais posé les pieds en Afrique, argument sans appel! Qu'il découvre enfin un bout de ce continent! -Et aussi qu'il me rapporte une belle pierre, vu que le pays regorge de mines...;-)- Je prendrai mon mal en patience: (1) en travaillant (oui oui, je prépare un entretien!), (2) en matant des DVDs à donf', (3) en ne mangeant que des soupes et en faisant beaucoup de sport (à qui préparer des bons petits plats s'il n'est pas là...) et pour finir (5) en allant me promener à Londres, Oxford et Warwick (prétexte officiel: entretien, pretexte réel: les copines!!!). Finalement il se peut que je survive à la séparation, mais à la jalousie de ne pas aller en Afrique à sa place, ça non!

14 janvier 2007

Cerf au crépuscule

Une photo que j'aime beaucoup et que je voulais mettre. Prise par Lucie dans la réserve de la Fontain Abbey. Dommage qu'on n'ait pas le son car ce cerf était entrain de bramer.

12 janvier 2007

Intrusion matinale

Il y a encore une particularité anglaise dont il faut que je parle: les boites aux lettres. Ici, le bon vieux parallélépipède conforme aux normes gauloises n'est pas d'usage. Vous ne verrez pas de cette chose-là, ni de boite à chapeau, ni de mini-cabane en bois, ni de n'importe quoi qui ressemble à une petite maison sur pied devant l'allée de votre demeure. Tout simplement, ici, la boite aux lettres n'existe pas. La boite, en gros, c'est votre couloir. Toutes les portes anglaises possèdent une fente au travers de laquelle le sympathique facteur de la "Royal Mail" introduit, non sans une certaine violence, votre courrier quotidien. J'ignore d'où vient ce ... style, probablement de l'inconvénient que représente l'humidité relative au pays , source d'un risque d'inondation du courrier en extérieur.
Je ne retire rien à l'esthétique recherchée et colorée qu'induit la présence de ces fentes sur les portes. Néanmoins, je tenais à relever les petits désagréments liés à cette distribution particulière du courrier. Premièrement, comme je l'ai écrit plus haut, il fait plutôt humide ici, et une fois sur deux, le sol dans l'entrée est mouillé ou sale, ce qui fait qu'on retrouve souvent les lettres collées par terre. Deuxièmement, Monsieur le facteur, quand il vient devant ma porte pour y introduire factures et autres publicités, passe devant 2 fenêtres dont celle de la salle de bain. Petite parenthèse: la vitre de notre salle de bain est soit-disant floutée, mais je pense que c'est un aveugle ou un myope qui l'a choisie. Donc si je ne descends pas notre store de secours quand je prends ma douche à 10h30, heure de passage du facteur, ce dernier profitera d'un panoramique idéal sur ma nudité. J'adore me doucher le matin comme s'il faisait nuit! Troisièmement, et j'en viens à l'intitulé de ce message, le fente étant délimitée par deux clapets métalliques à ressort (un à l'extérieur et un à l'intérieur), le facteur, soucieux de bien faire passer le courrier à travers toute la porte et de l'entendre s'étaler parterre, mais également pressé et du coup un brin brutal, balance avec vigueur les documents à l'intérieur de la maison en faisant bien sûr claquer les deux clapets. Quand vous vous trouvez dans le calme de votre maison et que vous entendez le bruit surprenant que cela fait, à croire que quelqu'un vient de se jeter sur votre porte et d'entrer vivement chez vous, vous avez les cheveux qui se dressent sur la tête! Au début, vous ne comprenez pas ce que c'est et votre coeur bondit dans votre poitrine, tandis que vous courez avec affolement vers l'origine du boucan. Avec le temps, vous vous habituez et votre inconscient prend le dessus au moment de l'intrusion matinale - "ce n'est que le facteur" - néanmoins le sursaut persiste et vous maudissez alors quotidiennement (ou presque, pour les chômeurs! ;-)) la Royal Mail, ses portes-boites aux lettres et ses brutes de postiers!

Un vent à décorner les boeufs

Qui l'eût cru? Le Mistral souffle en effet dans le Yorkshire! Depuis plusieurs jours le vent est si fort que j'ai peur que notre maisonnette ne s'envole. Si fort qu'il a fallu emmener Cyril au labo en voiture, tant il lésinait à l'affronter à bicyclette de face et à doubler son chrono jusqu'à l'université (oui, ici le vent vient toujours de l'ouest, ça change jamais). Si fort que les panneaux routiers volent dangereusement en travers des routes. Si fort que tout à l'heure, j'étais à deux doigts de me retrouver à l'arrêt forcé en vélo, en descente! Dieu sait si j'ai fait du vélo dans ma vie mais ça, ça ne m'était jamais arrivé. Il devient même angoissant de prendre les ponts tant on y est déséquilibré! Hier un collègue du badminton en a perdu ses lunettes dans le lac de la fac! Ce n'est pas le Mistral, ça y ressemble et je n'ai pas réussi à trouver son petit nom.

06 janvier 2007

HAPPY NEW YEAR!

Nous avons profité du passage en 2007 pour trinquer tout en jouissant de nos récents cadeaux de Noël: nouveaux verres sur nouvelle table avec vin blanc français... Cheers!