19 octobre 2009

Dernières journées anglaises

Une fois le labo quitté, le travail n'était point fini: il fallait faire les cartons et démonter les meubles afin d'être sûr que tout rentre dans le 20 m3 loué à Nancy. Ce dernier a été remonté d'une traite par le roi du déménagement, j'ai nommé Damien Jacquot, qui est arrivé le mercredi 30 septembre au soir après 14h de trajet. Nous, on croyait qu'on était dans les temps avec le barbu, mais quand Damien est arrivé, il a dit "mais rien n'est prêt!". En effet, il fallait rendre le camion le lundi suivant et avant ça: charger le jeudi matin, faire le ménage jusqu'au vendredi 16h, heure de l'état des lieux, partir le samedi matin tôt pour choper le ferry de 14h, rouler, rouler, rouler à travers le pays des Ch'tis, la Belgique, le Lux pour arriver sur Nancy le soir et décharger le camion le dimanche. Vaste programme qu'on a réussi à boucler comme il faut malgré quelques contretemps plus ou moins ennuyeux. Je ne voudrais pas tous les raconter (vaut mieux pas d'ailleurs) mais une chose est sure: tout s'est bien passé grâce à toute l'aide précieuse qu'on a eu de tous nos amis. Bien sûr, comme lors de notre précédent déménagement dans York, on a récuré la maison comme des fous ce qui a provoqué de "oooh" de contentement pendant l'état des lieux. Franchement pourquoi s'embêter. D'ailleurs on s'est encore demandé avec le barbu pourquoi on faisait pas ça pour nous-même plus souvent, surtout après avoir vu la couleur de l'eau qui sortait de la shampouineuse à moquette... beurk! Damien a eu quelques crises de stress à manœuvrer le camion dans les étroites rues de York. Heureusement que les soirs venus, avec une bière, on oubliait tout! J'ai d'ailleurs pu aller au pub une dernière fois avec le barbu pendant qu'une copine gardait Gabrielle. Hélas on n'a pas pu se lâcher sur la bière vu qu'il fallait se "taper" 1000 km le lendemain. C'est d'ailleurs le samedi qu'on a vraiment stressé: fiers de notre perspicacité, on avait calculé le trajet York-Douvres en incluant les pauses, les éventuels bouchons londoniens, les crises et les biberons de Gaby, soit 7h au lieu de 5. C'était sans compter le veau qu'était le camion (pas Damien...) et le terrible vent insulaire qu'on prenait de face et qui nous faisait pointer à 80 km/h sur l'autoroute, sans parler du départ en retard. Là on a vraiment cru qu'on allait rater notre bateau et repayer tous les billets. En fait, on l'a eu à 10 minutes près (car on n'a pas eu de bouchons et Gaby n'a pas eu de pause, parents indignes!). On a d'ailleurs failli pas partir pour cause de tempête sur la Manche! Mais le tangage ne nous a pas empêcher d'aller au self du bateau et de dévorer un déjeuner, tant le stress nous avait creusé l'appétit. Arrivée sur Nancy vers 23h, heure locale. Tout va bien. Sauf que le lendemain, seules deux personnes étaient disponibles pour nous aider à décharger le camion et à tout monter au deuxième de notre modeste appart'... Parmi elles, une femme enceinte! Le barbu n'était pas plus paniqué que ça. Et il avait raison! Deux hommes ont suffi (plus un troisième tout de même sur la fin). Vive la testostérone!
Voilà maintenant 15 jours qu'on est là et on vit encore dans les cartons. Néanmoins on commence à y voir clair dans la cuisine donc quiconque veut passer goûter de la bière anglaise et manger un morceau est le bienvenu!

Des photos de ces derniers jours en Angleterre ici.

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